37th Annual Crime Prevention Guide

Family Violence Awareness - Sensibilisation à la violence familiale 67 Voici quelques-uns des principaux obstacles structurels auxquels les immigrantes peuvent être confrontées lorsqu’elles essaient d’obtenir des services publics, ainsi que les problèmes qu’elles peuvent rencontrer au Nouveau-Brunswick en raison de leur sexe, race, ethnie, religion et aptitudes linguistiques. ACCÈS À L’INFORMATION • À leur arrivée, les nouveaux arrivants sont souvent submergés d’informations. En général, les immigrantes commencent à se renseigner sur les lois et les services publics qui existent au Canada en lien avec la violence familiale et conjugale lorsqu’elles commencent elles-mêmes à subir des violences ou à comprendre les abus dont elles sont victimes au sein de leur relation. • Elles peuvent par exemple trouver des informations sur le site Web de la campagne « L’amour ne devrait pas blesser » ainsi qu’auprès d’autres sources, mais il se peut qu’elles n’aient pas entendu parler de cette campagne, qu’elles ne savent pas comment s’y prendre pour se renseigner ou qu’elles ne disposent pas d’un accès sûr à Internet. • Les immigrantes viennent de divers pays qui, pour beaucoup, ont peu de services publics étendus, en particulier pour les victimes de violence familiale et conjugale. Les services offerts au Canada peuvent donc être complètement nouveaux et inconnus, et le processus peut être intimidant et déroutant. • Les conjoints violents, ou d’autres membres de la communauté, peuvent fournir de fausses informations ou limiter l’accès de leur femme à l’information ou aux ressources financières pouvant être nécessaires à sa sécurité. OBSTACLES LIÉS À LA LANGUE ET À LA COMMUNICATION • Beaucoup d’immigrantes ont de la difficulté à communiquer dans l’une ou l’autre des langues officielles du Nouveau-Brunswick; elles ont donc de la difficulté à trouver et à comprendre des informations sur les ressources qui existent. • Même les femmes qui parlent bien l’une ou l’autre des deux langues officielles de la province peuvent être critiquées par les natifs de cette dernière en raison de leur accent prononcé. • Au Nouveau-Brunswick, il est très difficile d’obtenir des services de traduction et d’interprétation professionnels; ces services sont d’ailleurs souvent coûteux et peuvent augmenter les délais d’attente. De plus, s’adresser à d’autres membres d’une même communauté peut compromettre la confidentialité de la cliente, la rendre mal à l’aise et ne pas permettre de communiquer avec suffisamment d’exactitude. • La communication interculturelle est un processus complexe qui nécessite de nouvelles compétences, de la patience et de la compréhension de la part de toutes les parties. Il se peut de plus que certains termes utilisés en français pour parler de la violence familiale et conjugale puissent ne pas avoir d’équivalents directs dans la langue principale d’une immigrante et vice-versa. POURQUOI ELLES NE QUITTENT PAS : OBSTACLES STRUCTURELS AUXQUELS SONT CONFRONTÉES LES IMMIGRANTES

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