Family Violence Awareness - Sensibilisation à la violence familiale 47 • La violence ne concerne que certaines personnes : La violence peut toucher n’importe qui, et pas seulement certaines familles, minorités ethniques ou religieuses, les personnes sans éducation ou la classe inférieure. La violence est présente dans toutes les classes socioéconomiques et tous les types de familles. • Les enfants ne sont pas affectés par la violence conjugale : lorsqu’un enfant est exposé à la violence familiale ou conjugale, les conséquences peuvent être graves; d’ailleurs, au NouveauBrunswick, les services de protection de l’enfance considèrent ce type de violence comme une forme de maltraitance envers les enfants. Les enfants peuvent éprouver des problèmes de santé physique, de santé mentale ou agir de façon plus agressive. • La violence familiale est généralement un incident isolé : La violence familiale constitue un mode de comportement qui est présent dans certaines relations et qui s’aggrave et devient plus fréquent avec le temps. • Si une femme voulait vraiment quitter une relation violente, elle le pourrait : lorsqu’elles essaient de quitter une relation violente, les femmes concernées peuvent subir des agressions physiques graves, voire perdre leur vie. Les immigrantes se heurtent à d’autres obstacles, notamment le manque de réseaux de soutien, les problèmes de langue, la dépendance économique et la crainte de perdre leur statut d’immigration. • Un homme violent avec sa/son partenaire est probablement violent dans toutes ses relations : les hommes qui abusent leur partenaire peuvent sembler charmants et agréables dans d’autres situations, comme avec leurs collègues ou leurs amis. À la maison, ils peuvent justifier leur recours à la violence pour contrôler et subordonner leur partenaire. • Les immigrantes et les réfugiées ne cherchent pas à obtenir de l’aide parce que leur culture autorise les mauvais traitements : la violence contre les femmes existe dans tous les pays et toutes les cultures du monde. Supposer qu’une culture accepte la violence est une généralisation dangereuse. LE CYCLE DE LA VIOLENCE Aucune femme n’est victime de violence de la même manière, et la violence subie par une femme peut être imprévisible. Lenore Walker (1979) a été la première à décrire le cycle de la violence dans son livre The Battered Woman. De nombreux fournisseurs de services se servent de ce cycle pour expliquer que la violence familiale et conjugale est rarement un incident isolé et peut suivre un schéma similaire à celui présenté ci-dessus. Le cycle de la violence peut couvrir une période longue ou courte, et le schéma peut être propre à la relation. La tension finit de nouveau par s’intensifier, ce qui déclenche un nouvel épisode de violence, qui sera encore une fois suivi d’une lune de miel. La violence s’aggrave souvent au fil des épisodes, et la phase de la lune de miel se raccourcit, voire disparaît (gouvernement du Nouveau-Brunswick, 2014) . • Croissance de la tension : L’agresseur peut harceler verbalement sa/son partenaire et peut craindre que celle-ci/celui-ci le quitte, ce qui engendre chez lui plus de possessivité, de jalousie et d’agressivité. La/le partenaire essaie souvent de tout faire pour garder la paix. Une/un partenaire trouve souvent des excuses pour le comportement de l’agresseur. Il peut y avoir de la colère, des reproches et des disputes1. • Acte de violence familiale ou conjugale : L’agresseur peut être imprévisible et sembler être hors de contrôle. L’abus n’est pas forcément physique et peut prendre la forme d’intimidation ou d’humiliation1. • Phase de lune de miel : L’agresseur peut demander pardon ou déclarer que cela ne se reproduira plus jamais; il peut de plus sembler calme et aimant. La/le partenaire se sent souvent coupable de le quitter et espère qu’il changera1. 1 Halte à la violence contre les femmes, Le cycle de la violence : http://www.domesticviolenceinfo.ca/article/cycle-of-violence-189.asp, 2018 Le cycle des comportements violents, adapté de Walker nbmc-cmnb.ca
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