37th Annual Crime Prevention Guide

Family Violence Awareness - Sensibilisation à la violence familiale 45 Il existe une définition commune de la violence familiale et conjugale, que toutes les forces de police (à la fois la GRC et les polices municipales et régionales) utilisent au Nouveau-Brunswick. Cette définition correspond à la description utilisée par le tribunal chargé des causes de violence familiale à Moncton, par les services de poursuites du Cabinet du procureur général, ainsi que par les responsables de la Stratégie de prévention et de réduction de la criminalité du Nouveau-Brunswick : La violence familiale et conjugale survient lorsqu’une personne, quel que soit son sexe, se comporte de manière abusive, menaçante, harcelante ou violente pour contraindre, dominer et contrôler psychologiquement, physiquement, sexuellement ou financièrement son conjoint intime. (province du Nouveau-Brunswick, 2012). Cette définition concerne les personnes qui étaient ou qui sont actuellement dans une relation intime/romantique (mariées, en union de fait ou en couple), qu’il s’agisse de personnes de même sexe ou de sexe différent, et que les deux personnes aient ou non habité ensemble. On considère également qu’il y a violence familiale et conjugale lorsqu’un individu ou un membre de sa famille a recours, directement ou indirectement, à un comportement abusif, menaçant, harcelant ou violent envers les enfants, parents, amis, animaux de compagnie ou de ferme, employeurs et collègues de travail du conjoint ou de l’exconjoint, ou à l’égard du nouveau conjoint, pour intimider psychologiquement, dominer et contrôler l’actuel ou l’ancien partenaire (province du Nouveau-Brunswick, 2009b). Le Code criminel du Canada ne traite pas spécifiquement des infractions liées à la violence familiale et conjugale; cependant, certaines infractions criminelles se rapportent à ce type de violence (ministère de la Justice, 2017), notamment : meurtre, homicide involontaire, voies de fait, voies de fait armées ou causant des lésions corporelles, agressions sexuelles, profération de menaces, harcèlement sexuel, harcèlement criminel, intimidation, méfait, destruction de biens, vol et fraude. Au Canada, une femme est tuée tous les six jours par son partenaire intime, et, au Nouveau-Brunswick, plus de gens sont tués par leur partenaire intime que toute autre province de l’Atlantique (gouvernement du Nouveau-Brunswick, 2018) . Malgré le niveau élevé de crimes liés à la violence familiale et conjugale, ce type de crime fait partie de ceux qui sont le moins signalés au Canada. En particulier, aucune statistique portant sur les immigrantes victimes de violence conjugale n’est recueillie au Nouveau-Brunswick; de plus, en raison des obstacles supplémentaires auxquels les immigrantes sont confrontées, et que nous abordons plus en détail à travers le présent document, les taux de signalement ne sont pas fiables. MYTHES ET RÉALITÉ Beaucoup de mythes sont associés à la violence familiale et conjugale, dont un grand nombre sont enracinés dans les perceptions sociétales et celles que véhiculent les médias. Ces mythes ne brossent pas un tableau précis de ce que la recherche nous dit à ce sujet. Voici une liste de mythes courants, selon la Purple Ribbon Campaign Violence Prevention Initiative (gouvernement de TerreNeuve-et-Labrador, 2015) et le ministère de la Justice et de la Sécurité publique du NouveauBrunswick (gouvernement du Nouveau- Brunswick, 2018) . QU’EST-CE QUE LA VIOLENCE FAMILIALE ET CONJUGALE? Image de freepik.com

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