NBPA-21

Suicide Prevention Awareness - Sensibilisation à la prévention du suicide 71 Il existe de nombreux centres de crise qui sont là pour vous parler 24 heures sur 24. Les pensées suicidaires peuvent survenir à tout moment, même lorsqu’on s’y attend le moins. Chez certaines personnes, elles se présentent pour disparaître aussitôt et chez d’autres, elles semblent toujours présentes, soit en arrière-pensée, soit comme la seule et unique pensée. Si vous avez des pensées suicidaires, vous devez savoir que vous n’êtes pas seul. Selon certaines estimations, jusqu’à une personne sur six pensera sérieusement au suicide à un moment donné de sa vie. CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES PENSÉES SUICIDAIRES Les pensées suicidaires peuvent avoir des significations différentes selon les personnes. Elles peuvent être un signe d’alerte précoce indiquant qu’une personne est soumise à beaucoup de stress et d’inquiétude. Elles peuvent être le résultat de sentiments intenses qu’une personne ne sait pas comment nommer ou gérer. Pour d’autres, les pensées suicidaires peuvent être liées à une maladie mentale diagnostiquée, comme une dépression majeure, un trouble de stress post-traumatique, un trouble anxieux, la schizophrénie ou la toxicomanie. Avoir ces pensées peut être effrayant pour certains et d’autres le percevront comme un réconfort, car ils croient que cela peut offrir un choix ou un certain contrôle alors que les choses semblent écrasantes et insurmontables. Lorsque des pensées suicidaires surgissent, sachez que « votre cerveau n’est pas votre ami ». Nous savons que l’intensité des sentiments et des pensées interfère avec la capacité d’une personne à résoudre des problèmes. Les traitements peuvent aider à vivre et à faire face à ces pensées. Ce n’est pas facile et pourtant ni les pensées ni les sentiments ne mettent fin à la vie d’une personne ; ce qui compte, c’est ce que vous faites de ces pensées et sentiments. Le traitement n’est pas universel. Différents traitements fonctionnent mieux pour certaines personnes et à différents moments de leur vie. Si vous pensez au suicide et que vous n’arrivez pas à vous en défaire, adressez-vous à un ami, un membre de votre famille, un membre du clergé, une ligne d’écoute téléphonique, un thérapeute ou un conseiller. Ils peuvent vous aider à envisager des solutions de rechange, même si ce n’est que pour le moment, afin de vous aider à vous protéger. Les penseés vont-elles disparaître ? L’intensité des pensées suicidaires varie et pour certains, elles ne se manifestent qu’une seule fois dans leur vie. Il peut y avoir des moments, voire des jours ou des années de bien-être, de soulagement, de satisfaction, voire d’humour ou de joie, au milieu de pensées et de sentiments qui, sur le moment, semblent « ne jamais disparaître ». Par exemple, même si ma vie s’écroule, je peux toujours sourire en mangeant mon plat préféré et en caressant mon chat. Je peux partir en vacances ou faire une excursion d’une journée et obtenir un certain soulagement de l’intensité de mes pensées, pour le moment. Les raisons de vivre ou les possibilités d’avenir peuvent aider à gérer la douleur actuelle. Si vous avez des pensées suicidaires, il est difficile d’avoir une vision globale de l’avenir. C’est parce que votre cerveau s’est engagé dans ce que l’on appelle la « pensée restreinte ». Décomposez-la en petits morceaux. Le terme « avenir » peut signifier jusqu’à la prochaine publicité, une heure, un jour, un mois ou une année. Certaines personnes trouvent utile d’avoir à portée de main des photos de personnes qui leur sont chères ou qui se soucient d’elles, une carte ou une lettre d’une personne importante pour elles, un poème, une peinture ou une chanson pour leur rappeler qu’on se soucie d’elles. Certaines personnes trouvent les activités de distraction utiles, comme les mots croisés, les mots cachés, les films, les jeux en ligne, l’exercice physique ou la danse. Ne gardez pas vos pensées suicidaires pour vous ! En partageant vos pensées avec quelqu’un qui peut entendre votre détresse, vous ne serez plus seul à garder le « secret ». Il n’y a pas de honte à avoir des pensées suicidaires. Ces pensées vous donnent une information importante, à savoir que tout ne va pas bien. Il y a des gens qui veulent et peuvent vous aider. Parlez à quelqu’un, que ce soit un ami, un thérapeute, un membre du clergé, un membre de la famille ou un enseignant, et faites-lui savoir que vous voulez son aide parce que la situation est si horrible. Si la première personne à qui vous essayez de parler ne comprend pas, essayez quelqu’un d’autre. Ce n’est pas tout le monde qui a les compétences nécessaires et si certaines personnes sont douées pour « faire » les choses, d’autres sont douées pour écouter. Choisissez une personne ou une ressource que vous pensez être la meilleure à ce moment-là. Vous trouverez une liste de ressources où obtenir de l'aide à la fin de ce livre. fr.suicideprevention.ca J’AI DES PENSÉES SUICIDAIRES

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