31st Annual Crime Prevention Guide - 31e Guide annuel de la prévention du crime 85 Le suicide est un sujet difficile à aborder. Mais quand quelqu’un parle de suicide ou fait part de ses inquiétudes pour une personne proche, il est important d’agir et de demander de l’aide rapidement. Les experts du domaine suggèrent qu'une personne suicidaire ressent tellement de douleur qu'elle ne peut voir aucune autre option. Ils se sentent comme un fardeau pour les autres et, désespérés, voient dans la mort un moyen d'échapper à leur douleur et à leur angoisse accablantes. L'état d'esprit suicidaire a été décrit comme resserré, rempli d'un sentiment de haine de soi, de rejet et de désespoir. Qu’est-ce que le suicide? Par suicide, on veut dire qu’une personne met fin à sa vie de sa propre volonté. Par contre, les personnes qui se suicident ou tentent de le faire ne veulent pas nécessairement mourir. Mais elles pensent que c’est la seule solution face à des sentiments ou des situations pénibles. Qui est touché? Au Canada, près de 4 000 personnes meurent par suicide chaque année. Le suicide est au deuxième rang des causes de décès chez les jeunes. Les hommes dans la quarantaine et la cinquantaine ont le plus haut taux de suicide. Alors que les femmes font des tentatives de suicide quatre fois plus souvent que les hommes, les hommes sont trois fois plus susceptibles d’en mourir que les femmes. Le suicide est un problème complexe. Les personnes qui meurent par suicide se sentent habituellement accablées, impuissantes, désespérées et seules. Dans de rares cas, les personnes atteintes de psychose (qui perdent contact avec la réalité) peuvent entendre des voix leur disant de mettre fin à leur vie. Plusieurs expériences ou facteurs différents peuvent mener une personne à envisager le suicide. Voici des facteurs de risque reconnus : • une tentative de suicide précédente; • des antécédents familiaux de comportement suicidaire; • une maladie physique ou mentale grave; • des problèmes de consommation de drogue, de médicaments ou d’alcool; • une épreuve importante, comme la mort d’une personne proche, la perte d’un emploi ou un divorce; • des changements de vie ou des transitions considérables, comme ceux que traversent les ados et les personnes âgées; • l’isolement social ou l’absence d’un réseau d’aide; • la violence familiale; • l’accès à des moyens de se suicider. Même si nous associons souvent le suicide à la dépression, à l’anxiété et à des problèmes de consommation de substances, une maladie mentale peut augmenter le risque. Et il est important de se rappeler que le suicide peut aussi ne pas être lié à une maladie mentale. Signes avertisseurs Voici la liste des principaux signes avertisseurs du suicide : R – Repli sur soi : éviter la famille, les amis et amies, ou les activités C – Colère : ressentir une colère disproportionnée I – Imprudence : prendre part à des activités risquées ou dangereuses normalement évitées C – Changement d’humeur : un changement d’humeur important I – Idéation : penser au suicide P – Problème de consommation de substances : problème avec alcool, drogue et médicaments I – Inutilité : ressentir que la vie n’a pas de sens ou n’avoir aucune raison de vivre A – Anxiété : ressentir une anxiété ou une oppression intense, et être incapable de la surmonter P – Piège : Se sentir incapable de sortir d’une situation Qu’est-ce que je peux faire pour réduire le risque? Même si on ne peut prévenir tous les suicides, certaines stratégies peuvent aider à en réduire le risque. Tous ces facteurs sont liés au mieux-être. Voici des exemples de stratégies : • Chercher à se faire traiter, obtenir des soins et demander de l’aide pour des troubles de santé mentale, tout en établissant une bonne relation avec un ou une médecin, ou d’autres professionnels et professionnelles de la santé. • Se créer des réseaux d’aide, avec des membres de la famille, des amis ou amies, un groupe de pairs ou d’entraide, ou établir des relations avec une communauté culturelle ou religieuse. • Apprendre de bonnes habiletés d’adaptation pour résoudre les problèmes et à avoir confiance en ses aptitudes d’adaptation. Lorsqu’une personne suit un traitement pour maladie mentale, il lui faudra peut-être encore du temps avant de pouvoir contrôler et de réprimer ses pensées suicidaires. Un bon traitement est très important, mais il pourrait ne pas éliminer le risque de suicide immédiatement. Il est PRÉVENIR LE SUICIDE suite
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