New Brunswick Police Association

28th Annual Crime Prevention Guide - 28e Guide annuel de la prévention du crime 69 Face à ce problème, les parents, enseignants et dirigeants communautaires peuvent prendre des moyens pour alléger les risques et assurer une expérience saine aux jeunes sur Internet. La radicalisation menant à la violence par les jeux provient en fin de compte de collectivités particulières. Donc, les adultes au sein de ces collectivités doivent être au courant des risques et contrer la radicalisation en collaboration avec les jeunes et les partenaires souhaitant faire leur part. On veut tous fournir aux jeunes des conseils pour grandir en sécurité dans le monde réel et on devrait avoir la même attitude pour le monde virtuel. TOUT COMMENCE PAR UNE CONVERSATION À l’instar de tout dialogue, une conversation ouverte et franche entre un jeune et un parent est le moyen le plus efficace. Une véritable conversation qui attache une valeur aux opinions des jeunes est importante. Souvent, les jeunes Canadiens peuvent naviguer dans le monde virtuel plus aisément que les adultes et s’en rendre compte aidera grandement à avoir une conversation amicale. Que la conversation ait lieu à la maison, à l’école, dans un centre communautaire ou un lieu de culte, les adultes doivent sensibiliser les jeunes aux opinions radicales véhiculées en ligne. Dans cette discussion, il faut expliquer la façon de déterminer si le contenu est approprié et le comportement à adopter lorsqu’un tel contenu est présenté. Les groupes extrémistes ciblent les jeunes avec des messages spécifiques et les parents ou tuteurs doivent adapter leur conversation en fonction des jeunes, car celle avec un jeune de huit ans sera différente de celle avec un adolescent. Des sites tels que www.thedoorthatsnotlocked.ca ont mis au point des messages et sujets particuliers pour différents groupes d’âges. Ce site, qui est exploité par le Centre canadien de protection de l’enfance, contient des outils pour les parents, le personnel enseignant et d’autres adultes leur permettant de mieux comprendre les activités en ligne de jeunes d’un certain âge. À titre d’exemple, les jeunes de 5 à 7 ans utilisent Internet pour jouer à des jeux en ligne tandis que ceux de 10 à 12 ans utilisent les clavardoirs, les sites de socialisation et les caméras Web. Ils regardent aussi des vidéos et commencent à accéder à des sites d’échange de fichiers. Ces renseignements peuvent ensuite être utilisés pour mouler la conversation en fonction des intérêts en ligne de groupes d’âges spécifiques. Lorsqu’il y a lieu, il faut confronter la brutalité de la violence pour éliminer toute gloire imaginaire proposée par les e x t r é m i s t e s violents. Les auteurs de ces actes doivent être décrits sous leur vrai jour - des criminels et non les héros qu’ils prétendent être dans l’avancement de leur cause. À ce moment, l’attrait du comportement radical et des groupes extrémistes peut être affaibli. Comme s’est vanté un jeune adulte qui utilisait Internet pour échanger de la propagande violente « Je suis l’un des terroristes le plus recherchés sur Internet » alors qu’il savait que le Renseignement américain et britannique était à ses trousses. Il faut faire comprendre aux jeunes influençables que l’extrémisme violent n’apporte pas la gloire et la renommée, mais plutôt la mort, la destruction et la souffrance. Les jeunes en ligne et à risque Internet – un outil de radicalisation Royal Canadian Mounted Police Gendarmerie royale du Canada www.grc-rcmp.gc.ca/SecuriteNationale ...continued fotosearch

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