New Brunswick Police Association

26th Annual Crime Prevention Guide - 26e Guide annuel de la prévention du crime 83 • Lorsque vous êtes confronté à des défis, fixez-vous de petits objectifs réalistes. Dans un premier temps, les obstacles peuvent sembler insurmontables, mais lorsqu'on procède par étapes, on y vient à bout. Certaines personnes trouvent utile de dresser des listes de tâches à accomplir lorsqu'elles s'en sentiront capables, et de les rayer de la liste lorsque le travail est exécuté. Cette façon de procéder peut être très gratifiante, puisqu'elle aide la personne à se rendre compte de ce qu'elle parvient à réaliser. • Redéfinissez vos priorités et faites la distinction entre ce qui est réalisable et ce qui ne l'est pas. Essayez d'être réaliste, de n'être ni trop ni pas assez exigeant face à vous-même. Ensuite, canalisez votre énergie et vos ressources dans la réalisation de vos objectifs prioritaires. • Pour aider à endiguer ce flot constant de pensées qui suscitent la peur et la colère, réservez à la réflexion une heure précise de la journée. Accordez-vous le droit de réfléchir et de rechercher des solutions aux problèmes liés au traumatisme à des moments appropriés au cours d'une période donnée (par exemple, 30 minutes par jour). Si des pensées indésirables s'imposent à vous à d'autres moments, rappelez-vous gentiment à l'ordre en vous souvenant que vous y reviendrez plus tard dans la journée. • En cas de besoin, solliciter le soutien et l'aide de votre famille, de vos amis, de votre groupe religieux ou d'autres ressources offertes par votre collectivité. Un appel à l'aide n'est pas un signe de faiblesse. En général, les gens sont tout à fait disposés à aider lorsqu'on leur exprime clairement ses besoins. • Joignez-vous à un groupe d'entraide ou créez-en un. Il est en effet souvent utile de pouvoir partager ses expériences avec d'autres personnes qui sont en mesure de les comprendre. • Continuez de vous renseigner et de renseigner votre famille sur les réactions aux traumatismes. À partir du moment où vous comprendrez le SSPT et les troubles qui y sont associés, vous commencerez à accepter les expériences vécues et à faire face à vos problèmes. • Soyez attentif à votre conjoint, si vous en avez un. Essayez de voir plus clair dans les impressions et présomptions que vous avez au sujet de cette personne, et tentez de vérifier si votre perception est juste. Bien des problèmes surviennent lorsqu'un conjoint saute trop vite aux conclusions et croie savoir ce que l'autre pense. Il ne faut pas perdre de vue que, dans l'ensemble, les hommes et les femmes réagissent différemment. De manière générale, la femme a tendance à prendre soin de l'autre et à être plus attentive aux besoins de l'autre qu'à ses propres besoins. L'homme a généralement plus de difficulté à reconnaître et à exprimer des sentiments de désespoir et de tristesse et préfère « endurer en silence ». Toute personne désire que son conjoint lui dise et lui montre qu'elle est importante à ses yeux. Tâchez, de temps en temps, de faire l'effort pour prouver à l'autre votre affection. • Sachez reconnaître les problèmes qui n'ont pas été réglés et demandez-vous honnêtement ce qui suscite encore chez vous de la peine, de la peur, de la colère ou de la culpabilité. La capacité de reconnaître et d'admettre ses problèmes est un premier pas en avant vers la guérison. La peur et la douleur peuvent inciter le sujet à entreprendre la démarche voulue pour guérir. Il s'agit par exemple de se demander ce que l'on peut faire pour ne plus ressentir la souffrance. • Parlez à vos enfants. Essayez de vous montrer compréhensif et patient à leur égard, ce qui n'est pas toujours facile, mais n'oubliez pas qu'on ne fait qu'empirer les choses quand on perd ses moyens et on s'emporte. Donnez l'exemple en exprimant calmement ce que vous ressentez, en dominant votre colère et en faisant la preuve de votre capacité de régler les problèmes familiaux à mesure qu'ils surviennent. Il s'agit par exemple de s'interroger sur la nature exacte du problème; d'essayer de concevoir avec le reste de la famille un plan d'attaque et de suivre l'évolution de la situation. • Lorsque vous n'êtes pas en forme, n'oubliez pas que vos proches sont sans doute eux aussi soumis au stress. • Tablez sur vos points forts et vos capacités d'adaptation. N'oubliez pas que, même si ce n'est pas toujours évident, vous avez bien des ressources et des stratégies qui vous aideront à surmonter les périodes difficiles. • Tâchez de ne pas vous servir de votre SSPT ou de vos expériences de guerre comme excuse pour vous faire du mal ou pour blesser les autres. Rien ne justifie la violence, l'agressivité ou les mauvais traitements envers les autres. Il est important que vous assumiez la responsabilité de vos actes. • Souvenez-vous que votre cas n'est pas unique. Depuis des siècles, de nombreux autres anciens combattants ont vécu des problèmes semblables aux vôtres. Il ne faut jamais perdre espoir. Si vous ou un être cher est un membre actif des Forces armées canadiennes (FAC) ou de la GRC et avez besoin d'aide pour le SSPT, s'il vous plaît communiquez avec les Anciens Combattants Canada. Si vous avez des pensées suicidaires, de l'aide est disponible immédiatement en composant le 911 ou en appelant notre ligne d'aide sans frais 24 heures du Service d’aide et d’aiguillage d'ACC au 1-800-268-7708. Vous n'êtes pas seul, l'aide est juste un coup de téléphone. www.veterans.gc.ca Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et le stress lié à la guerre Continued from page 81

RkJQdWJsaXNoZXIy MTM0NTk1OA==