New Brunswick Police Association

26th Annual Crime Prevention Guide - 26e Guide annuel de la prévention du crime 73 En 2009, au Canada, il y avait 145 suicides chez les hommes (et un taux de suicide de 12,6pour 100 000) dans la tranche d'âge 15-19 ans. Pour les femmes, il y avait un total de 57 décès (et un taux de suicide correspondant de 5,2 pour 100 000). Ces chiffres augmentent fortement (surtout pour les hommes) quand ils atteignent la vingtaine et au-delà. Les mâles atteignent un taux culminant de 27 pour 100 000 dans la gamme 40-44 ans avec 337 décès enregistrés en 2009. Au Canada, le suicide représente 24 pour cent de tous les décès chez les 15-24ans. Les garçons meurent par suicide deux à trois fois plus souvent que les filles. Les adolescents sont admis à l'hôpital pour des tentatives de suicide plus que tout autre groupe d'âge; certains suggèrent autant qu’un quart de toutes les admissions sont pour les adolescents. Tendances historiques Selon une étude longitudinale publiée par le Journal de l'Association médicale canadienne qui examine les suicides par les garçons et les filles sur une période de trente ans (1980-2008), il y a eu une légère baisse du suicide chez les garçons âgés de 10-19 et une légère hausse pour les filles dans la même tranche d'âge. Les filles ont toujours tenté de se suicider plus souvent que les garçons. Mais il y a des raisons de croire que les filles utilisent de plus en plus des moyens plus létaux, comme la pendaison, lors d'une tentative de suicide, ce qui pourrait expliquer l'augmentation des décès par suicide. Cependant, le nombre de suicides chez les garçons et les filles au Canada a été relativement stable au cours des dix dernières années et le suicide reste la deuxième cause de décès chez les jeunes au Canada. Facteurs de risque • La maladie mentale • L'abus de substances • La violence physique ou sexuelle • Ambivalence de l'orientation sexuelle • Sentiment de désespoir • L'accès aux moyens létaux de suicide • Être sans-abri • Automutilations non létales ou tentatives de suicide antérieures • L'exposition à un comportement suicidaire d'un ami ou membre de la famille Facteurs de protection • Environnement scolaire positif • Des liens familiaux • L'estime de soi • Le soutien des pairs L'IDÉATION SUICIDAIRE (pensées suicidaires) peut se produire chez les enfants dès l'âge de 8 ou 9. Elle fait surface le plus souvent à l'adolescence. L’idéation est un signe d'avertissement principal de comportement suicidaire futur, en particulier les tentatives de suicide. Il est impératif que les jeunes à risque reçoivent l'attention et l'aide dont ils ont besoin le plus tôt possible. Les stratégies avérées efficaces dans la réduction des taux de suicide, comme l'intervention précoce pour les jeunes ayant des troubles de santé mentale, ne sont pas souvent disponibles. Une priorité au niveau national et provincial devrait être d'obtenir l'attention médicale et psychologique nécessaire pour les jeunes vulnérables. CYBERINTIMIDATION - Une nouvelle menace pour les jeunes à risque (Extrait de Cyber bullying par Suzanne McLeod) Les sites de médias sociaux tels que Facebook, MySpace, Twitter, YouTube, Flickr, Tumblr, Messenger et l’envoi de messages SMS, sont devenus en grande partie la manière dont les jeunes d'aujourd'hui communiquent et socialisent (Brown, Cassidy, Jackson, 2006). De là, la cyberintimidation est devenue de plus en plus une réalité chez les adolescents. La recherche montre que les jeunes qui ont été victimes d'intimidation sont à un risque plus élevé pour l’idéation et les pensées suicidaires, les tentatives et les suicides réalisés. L'intimidation contribue à la dépression, la diminution de l'estime de soi, le désespoir et la solitude (Hinduja, Patchin, sd). Ceux qui deviennent des « auteurs de cyberintimidation » estiment qu'ils sont en mesure de garder l'anonymat, en leur donnant un sentiment de puissance et de contrôle qui leur permet de faire et dire des choses qu'ils ne diraient pas normalement dans le « monde réel ». Dans le cyberespace, des centaines d’auteurs peuvent s'impliquer dans cet abus (Hinduja, Patchin, sd). Les jeunes qui sont les victimes éprouvent les mêmes sentiments d'impuissance et de désespoir, comme si ils ont été victimes d'intimidation face-à-face. En raison de l'omniprésence de l'Internet et les téléphones cellulaires, il est plus difficile que jamais pour les victimes d'échapper à leurs bourreaux. L’abus peut se produire n'importe où - à la maison, à l'école, à tout moment de la journée ou de la nuit (Brown, Cassidy, Jackson, 2006). Dans les cas extrêmes, les victimes ont parfois riposté et sont devenues agressives, ou déprimées et ont tenté le suicide. Les jeunes qui ont connu la cyberintimidation étaient presque deux fois plus susceptibles de tenter de se suicider, comparativement à ceux qui n'avaient pas été intimidés (Hinduja, Patchin, sd). Centre de prévention du suicide, Droits d’auteur 2012 Le suicide chez les adolescents

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